Actualités

Contrefaçon médicamenteuse : 3 vidéos pour sensibiliser

 

La nouvelle campagne de l’IRACM (Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments) est axée sur l’achat de médicaments sur internet sans risques.

Une brochure en ligne décrit 12 règles à suivre afin d’éviter les médicaments contrefaits et la conduite à tenir en cas de suspicion de faux médicaments.

Trois vidéos explicatives sont également accessibles sur le site « le faux médicament késako ».

 

 

Anne Drouadaine

Sevrage tabagique : une expérimentation annoncée pour les femmes enceintes

 

Dans le cadre du Mois sans tabac, le ministère de la Santé annonce la mise en place d’une expérimentation pour les femmes enceintes fumeuses.

Selon un décret publié le 4 novembre, « chaque agence régionale de santé volontaire devra proposer une liste de territoires sur lesquels il sera proposé à toute femme enceinte consommant régulièrement des produits de tabac une consultation et un suivi spécialisés pour la sensibiliser à l’intérêt d’arrêter sa consommation » .

Ce repérage sera effectué par les médecins et les sages-femmes soit à l’occasion du premier examen prénatal soit lors d’un entretien prénatal précoce. Une consultation et un suivi seront ensuite proposés et réalisés par le médecin traitant, la sage-femme, le gynécologue obstétricien ou « tout autre professionnel de santé compétent dans la prise en charge du sevrage tabagique ».

Le texte ne précise pas donc pas explicitement la place du pharmacien mais le bon sens l'inclut de façon évidente dans le « tout autre professionnel de santé compétent» .

Un cahier des charges de cette expérimentation sera publié dans un arrêté.





 

Tabac : presqu’un étudiant sur deux prêt à arrêter

 

D’après une enquête Opinionway pour la mutuelle étudiante Smerep, lancée à l’occasion du « Moi(s) sans tabac », de plus en plus de jeunes fumeurs souhaitent arrêter.

44 % des étudiants français déclarent vouloir arrêter de fumer au cours de la prochaine année, soit 8 points de plus qu’en 2015.

Parmi les lycéens fumeurs, ils sont 42 % à vouloir arrêter contre 27 % seulement en 2015.

Pour les étudiants comme pour les lycéens, si la principale motivation à l’arrêt du tabac est la préservation de leur santé, l’impact financier de la consommation tabagique arrive en seconde position.

Le nouveau forfait de remboursement des substituts nicotiniques s'élevant à 150 € pour tout fumeur pourrait ainsi leur donner un coup de pouce pour franchir le cap de l’arrêt du tabac.





 
Anne Drouadaine

Arrêt du tabac : forfait de 150 € pour tous

 

C’est officiel : à compter du mardi 1er novembre 2016, les substituts nicotiniques seront remboursés à hauteur de 150 € par année civile, pour tous les fumeurs qui souhaitent arrêter.

Cette mesure, annoncée par la ministre de la santé Marisol Touraine, intervient alors que va démarrer la mobilisation « Moi(s) sans tabac » qui remporte un grand succès.

110 000 personnes se sont déjà inscrites sur tabac-info-service.fr et le nombre d’appels au numéro d’aide à l’arrêt 39 89 a déjà doublé par rapport à octobre 2015.

Les pharmacies se sont elles aussi très largement mobilisées et ont déjà délivré de nombreux kits d’aide à l’arrêt.

Pour mémoire, ceux-ci peuvent être commandés auprès des grossistes avec le code ACL : 34015 425 003 3 6, ou téléchargés en ligne sur le site tabac-info-service.

Diabétiques : une consultation de prévention remboursée chez le podologue

 

« La prévention coûte moins cher que de soigner des pieds qui sont bien abîmés », déclare l’une des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête Diabète LAB de la Fédération française des diabétiques (FFD), réalisée entre juin et septembre 2016.

L’étude en question a notamment mis en évidence que les soins podologiques bénéficiaient d’une prise en charge très différenciée. En effet, l’Assurance maladie prend en charge depuis 2008 un forfait podologique pour soins de prévention pour les patients de grade 2 et de grade 3, avec respectivement 4 et 6 séances remboursés par an. 

« Si cela a été un véritable progrès pour les patients diabétiques, ce n’est aujourd’hui plus suffisant : des mesures complémentaires sont nécessaires pour éviter les complications, diminuer les hospitalisations et maîtriser les dépenses de l’Assurance maladie qui s’élevaient à 660 millions d’euros en 2012 », affirme avec force la FFD, pour laquelle « nombre de ces complications pourraient pourtant être évitées avec une prise en charge précoce du pied diabétique ». 

C’est pour cela que la FFD réclame une consultation de prévention par an pour toutes les personnes diabétiques chez un podologue conventionné.

La vraie histoire du faux acacia de l’apothicaire Jean Robin

 

Il trône depuis plus de 400 ans en face de Notre-Dame, dans le square Viviani. Le « robinier faux-acacia » est connu des Parisiens pour être le plus vieil arbre de la ville, planté en 1602 par Jean Robin, directeur du Jardin de l’École de Médecine et botaniste du roi. Il fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions, eu égard à son grand âge. - See more at: http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2015/05/28/la-vraie-histoire-du-faux-acacia-de-lapothicaire-jean-robin_210476#sthash.syKMbgL8.dpuf
Il trône depuis plus de 400 ans en face de Notre-Dame, dans le square Viviani. Le « robinier faux-acacia » est connu des Parisiens pour être le plus vieil arbre de la ville, planté en 1602 par Jean Robin, directeur du Jardin de l’École de Médecine et botaniste du roi. Il fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions, eu égard à son grand âge. - See more at: http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2015/05/28/la-vraie-histoire-du-faux-acacia-de-lapothicaire-jean-robin_210476#sthash.syKMbgL8.dpuf

LES AMOUREUX s’embrassent, les étudiants lisent, les promeneurs lèvent le nez et les touristes prennent des photographies d’un des plus beaux points de vue sur la cathédrale Notre-Dame. Le square Viviani vit au rythme de la capitale depuis sa création, en 1928, sur le flanc nord de la petite église Saint-Julien-le-Pauvre. Le charme opère dans ce lieu ombragé, où dorment les ruines de vieux chapiteaux et où se croisaient jadis d’anciennes routes vers Compostelle, à l’endroit même d’une annexe disparue de l’Hôtel-Dieu. Seul veille encore aujourd’hui sur les siècles d’histoire de ce petit coin de Paris, un vénérable robinia pseudo-acacia selon la terminologie du grand Linné, si tordu qu’il ne peut se maintenir sans l’aide d’une structure en ciment et de cerclages venus soutenir sa fière carcasse.

« Faux » ou « Pseudo » parce qu’il ressemble à l’acacia et « robinier » car il porte le nom de l’apothicaire Jean Robin (1550-1629), qui fut le premier en France à s’intéresser aux plantes venues d’Amérique du Nord, à une époque où les regards se tournaient plutôt vers les plantes exotiques des mers du Sud. De sa vie, peu d’éléments nous sont parvenus, mais on sait qu’il fut reçu apothicaire et qu’il eut les faveurs de trois rois successifs, Henri III, Henri IV et Louis XIII, qui le reconduisirent dans son titre d’herboriste et botaniste du roi. Il est également mentionné comme directeur du Jardin de la Faculté de Médecine à partir de 1597, une fonction qui lui permit de former de jeunes apothicaires et herboristes, à commencer par son propre fils (qui prendra sa suite à la direction), Vespasien Robin, et un certain Jacques-Philippe Cornuti, l’auteur du premier livre des plantes du Canada, publié à Paris en 1635, dans lequel il décrit justement le robinier faux-acacia. Jean Robin cultivait également de nombreuses espèces dans un jardin plus confidentiel que celui de l’École de Médecine, où les dames de la noblesse venaient s’approvisionner, à la pointe ouest de l’île de la Cité, à l’emplacement de l’actuelle place Dauphine.

Témoin d’une époque.

C’est probablement dans ce jardin débordant de plantes médicinales qu’il planta le premier robinier, dont les rejets furent utilisés quelques années plus tard par son fils pour planter celui du square Viviani (ainsi qu’un autre au jardin des Plantes). Robin était donc, comme plusieurs autres savants de cette époque qui créèrent également leur jardin privé, un des précurseurs du futur jardin des Plantes médicinales ou Jardin du Roi, fondé par Guy de La Brosse, en 1626, par édit royal. De ce point de vue, le robinier faux-acacia du jardin Viviani, originaire de la région des Appalaches à l’Est de l’Amérique du Nord, fait figure de témoin privilégié d’une époque où la pharmacopée s’enrichit considérablement.

Jean Robin fait partie de ceux qui publient des traités sur les plantes médicinales et qui ont la curiosité des vertus que peuvent renfermer les espèces étrangères. Du robinier faux-acacia - dont le plant lui aurait été donné par son ami le naturaliste anglais John Tradescant le Vieux, qui avait voyagé jusqu’en Amérique du Nord - il put étudier son imputrescibilité ainsi que les vertus de ses fleurs parfumées comestibles d’où l’on tire aujourd’hui le fameux miel d’acacia.

Le père de tous les acacias.

Au-delà de cet aspect scientifique, l’histoire du robinier faux-acacia nous ramène à celle de la pharmacie, faite de voyages, de découvertes et d’expérimentations. Elle peut aussi nous rappeler celle du cèdre du Liban ramené par Jussieu en France, près d’un siècle plus tard. Jean Robin et son fils, comme en Angleterre les Tradescant père et fils (dont le cabinet de curiosité est à l’origine de l’Ashmolean muséum), avaient la passion de la collection et de l’inventaire. Vespasien Robin, complètement oublié aujourd’hui, fut le bras droit de Guy de La Brosse au Jardin du Roi et continua l’œuvre de son père en voyageant beaucoup, en Angleterre, Flandre, Allemagne, Italie et jusque sur les côtes d’Afrique du Nord et dans l’archipel des îles Bissagos au large de la Guinée-Bissau. Un certain nombre de plantes et fleurs inconnues qu’il rapporta en France sont reproduites dans Le Jardin du Roi de Pierre Vallet, publié en 1608, comme les narcisses, les cyclamens, les tulipes, la tubéreuse…

Aujourd’hui, le plus vieil arbre de Paris ne va pas bien et inquiète les services de la ville qui entretiennent les arbres remarquables. Chancelant, en mauvais état, dégarni, il a pourtant donné quelques fleurs ce printemps. Ce vétéran, s’il vient à mourir, pourra faire des petits pour perpétuer son histoire. Il fut le premier à avoir été introduit en France et l’on a coutume de dire qu’il est le père de tous les vrais et faux acacias d’Europe.

JULIE CHAIZEMARTIN
Le quotidien du Pharmacien N°3182

Le marché juteux des contrefaçons .Les mafias font main basse sur le médicament.

 
Les faux médicaments constituent aujourd’hui un marché particulièrement attractif pour les organisations mafieuses. Face à ce phénomène grandissant, les États peinent à s’organiser pour lutter efficacement contre un fléau qui affecte dangereusement la santé publique.
APRÈS les machines à sous et la prostitution, les médicaments ? Pour Bernard Leroy, directeur de l’Institut International de recherche anti contrefaçon de médicaments (IRACM), « les faux médicaments permettent de tels gains financiers qu’à terme ils sont susceptibles de devenir des activités essentielles du crime organisé international ». Alors qu’un dollar investi dans le faux médicament en rapporterait deux cents, soit dix fois plus que pour le trafic de drogue et cinq fois plus que pour les cigarettes de contrebande, il y a urgence à lutter contre ce qui constitue un « danger pour la santé publique ». - See more at: http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2015/06/11/les-mafias-font-main-basse-sur-le-medicament_211841?ecmp=NL_alaune_20150611&nlToken=F_YUdSTBrqIKfXDTtJPe9rs9BvoSeF4yStYiboI0BbqLXYxN233la_OtJzWsUx22iyyvUThTbdu1nesUevAYscKoEkJUIAIA#utm_source=qph&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20150611&utm_campaign=NL_alaune

APRÈS les machines à sous et la prostitution, les médicaments ? Pour Bernard Leroy, directeur de l’Institut International de recherche anti contrefaçon de médicaments (IRACM), « les faux médicaments permettent de tels gains financiers qu’à terme ils sont susceptibles de devenir des activités essentielles du crime organisé international ». Alors qu’un dollar investi dans le faux médicament en rapporterait deux cents, soit dix fois plus que pour le trafic de drogue et cinq fois plus que pour les cigarettes de contrebande, il y a urgence à lutter contre ce qui constitue un « danger pour la santé publique ».

 

Bien que moins d’1 % des spécialités vendues dans les pays développés soient falsifiées, la menace semble en effet bel et bien présente. « Surfant sur le phénomène des importations parallèles », les trafiquants se livreraient ainsi aux vols de médicaments dans des hôpitaux ou lors de transports et au re-packaging pour commercialiser de faux vaccins ou de faux antibiotiques ; voire de faux traitements anticancéreux, à l’instar de ceux qui ont été récemment saisis aux États-Unis. Et quand bien même « la France serait a priori épargnée grâce à son système de protection sociale », la vente sur Internet de traitements contre la dysfonction érectile, de pilules amaigrissantes, d’anabolisants ou autres médicaments de conforts pourrait constituer un véritable talon d’Achille.

Jusqu’à 30 % de parts de marché.

D’autant que la majorité des États sont très en retard et réagissent au coup par coup, sans véritable stratégie et souvent sans législation adaptée. « La contrefaçon est essentiellement perçue comme une atteinte à la propriété intellectuelle », regrette ainsi cet ancien magistrat spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants. Une aubaine pour des trafiquants qui cibleraient aujourd’hui quelque 140 pays et auraient d’ores et déjà réussi à s’approprier 10 % des marchés russe et chinois, 20 % du marché des anciennes républiques soviétiques et 30 % dans un certain nombre de pays en voie de développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Bien que les peines aient été aggravées en Chine, aux États-Unis, en Hongrie au Mexique ou encore en Algérie, il y a donc urgence à développer des accords internationaux. Ou du moins à faire entrer en vigueur ceux déjà conclus, à l’instar de la convention Médicrime qui avait pour ambition de palier l’absence de législation internationale.

En ratifiant cette convention le 30 mai dernier, soit cinq ans après son adoption par 23 pays, la Guinée n’est que le cinquième signataire après l’Espagne, la Hongrie, la Moldavie et l’Ukraine. Il faudra toutefois attendre qu’un autre État européen ratifie cette convention pour espérer la voir s’appliquer. « Le conseil des ministres ayant autorisé sa ratification le 5 janvier dernier, la France devrait être le prochain signataire et être rapidement suivi par la Russie », parie Michèle Ramis, ambassadrice chargée de la lutte contre la criminalité organisée au ministère des Affaires étrangères. À moins que la Belgique, dont le conseil des ministres a approuvé le principe d’un avant-projet de loi portant assentiment à la convention Médicrime, ne les devance. Reste que, en France, la législation a été considérablement renforcée ces dernières années et pourrait inspirer d’autres États lorsque se tiendra la conférence internationale que veut organiser le quai d’Orsay. Une « grand-messe » qui pourrait être l’occasion de relancer l’idée de coopérations internationales. Celle conclue avec les pays du bassin du Mekong (Vietnam, Laos et Malaisie) avait en effet permis, de 2011 à 2014, de sécuriser les chaînes de distribution et de former des policiers, des douaniers et des professionnels de santé à reconnaître les contrefaçons. Elle a d’ailleurs inspiré un projet en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Mali, Guinée) que soutient le Quai d’Orsay pour sécuriser la chaîne du médicament jusqu’en 2016.

 

Stephane Le Masson

Le quotidien du pharmacien n°3186

STÉPHANE LE MASSON
Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3186 - See more at: http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2015/06/11/les-mafias-font-main-basse-sur-le-medicament_211841?ecmp=NL_alaune_20150611&nlToken=F_YUdSTBrqIKfXDTtJPe9rs9BvoSeF4yStYiboI0BbqLXYxN233la_OtJzWsUx22iyyvUThTbdu1nesUevAYscKoEkJUIAIA#utm_source=qph&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20150611&utm_campaign=NL_alaune
 

APRÈS les machines à sous et la prostitution, les médicaments ? Pour Bernard Leroy, directeur de l’Institut International de recherche anti contrefaçon de médicaments (IRACM), « les faux médicaments permettent de tels gains financiers qu’à terme ils sont susceptibles de devenir des activités essentielles du crime organisé international ». Alors qu’un dollar investi dans le faux médicament en rapporterait deux cents, soit dix fois plus que pour le trafic de drogue et cinq fois plus que pour les cigarettes de contrebande, il y a urgence à lutter contre ce qui constitue un « danger pour la santé publique ».

Bien que moins d’1 % des spécialités vendues dans les pays développés soient falsifiées, la menace semble en effet bel et bien présente. « Surfant sur le phénomène des importations parallèles », les trafiquants se livreraient ainsi aux vols de médicaments dans des hôpitaux ou lors de transports et au re-packaging pour commercialiser de faux vaccins ou de faux antibiotiques ; voire de faux traitements anticancéreux, à l’instar de ceux qui ont été récemment saisis aux États-Unis. Et quand bien même « la France serait a priori épargnée grâce à son système de protection sociale », la vente sur Internet de traitements contre la dysfonction érectile, de pilules amaigrissantes, d’anabolisants ou autres médicaments de conforts pourrait constituer un véritable talon d’Achille.

Jusqu’à 30 % de parts de marché.

D’autant que la majorité des États sont très en retard et réagissent au coup par coup, sans véritable stratégie et souvent sans législation adaptée. « La contrefaçon est essentiellement perçue comme une atteinte à la propriété intellectuelle », regrette ainsi cet ancien magistrat spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants. Une aubaine pour des trafiquants qui cibleraient aujourd’hui quelque 140 pays et auraient d’ores et déjà réussi à s’approprier 10 % des marchés russe et chinois, 20 % du marché des anciennes républiques soviétiques et 30 % dans un certain nombre de pays en voie de développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Bien que les peines aient été aggravées en Chine, aux États-Unis, en Hongrie au Mexique ou encore en Algérie, il y a donc urgence à développer des accords internationaux. Ou du moins à faire entrer en vigueur ceux déjà conclus, à l’instar de la convention Médicrime qui avait pour ambition de palier l’absence de législation internationale.

En ratifiant cette convention le 30 mai dernier, soit cinq ans après son adoption par 23 pays, la Guinée n’est que le cinquième signataire après l’Espagne, la Hongrie, la Moldavie et l’Ukraine. Il faudra toutefois attendre qu’un autre État européen ratifie cette convention pour espérer la voir s’appliquer. « Le conseil des ministres ayant autorisé sa ratification le 5 janvier dernier, la France devrait être le prochain signataire et être rapidement suivi par la Russie », parie Michèle Ramis, ambassadrice chargée de la lutte contre la criminalité organisée au ministère des Affaires étrangères. À moins que la Belgique, dont le conseil des ministres a approuvé le principe d’un avant-projet de loi portant assentiment à la convention Médicrime, ne les devance. Reste que, en France, la législation a été considérablement renforcée ces dernières années et pourrait inspirer d’autres États lorsque se tiendra la conférence internationale que veut organiser le quai d’Orsay. Une « grand-messe » qui pourrait être l’occasion de relancer l’idée de coopérations internationales. Celle conclue avec les pays du bassin du Mekong (Vietnam, Laos et Malaisie) avait en effet permis, de 2011 à 2014, de sécuriser les chaînes de distribution et de former des policiers, des douaniers et des professionnels de santé à reconnaître les contrefaçons. Elle a d’ailleurs inspiré un projet en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Mali, Guinée) que soutient le Quai d’Orsay pour sécuriser la chaîne du médicament jusqu’en 2016.

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APRÈS les machines à sous et la prostitution, les médicaments ? Pour Bernard Leroy, directeur de l’Institut International de recherche anti contrefaçon de médicaments (IRACM), « les faux médicaments permettent de tels gains financiers qu’à terme ils sont susceptibles de devenir des activités essentielles du crime organisé international ». Alors qu’un dollar investi dans le faux médicament en rapporterait deux cents, soit dix fois plus que pour le trafic de drogue et cinq fois plus que pour les cigarettes de contrebande, il y a urgence à lutter contre ce qui constitue un « danger pour la santé publique ».

Bien que moins d’1 % des spécialités vendues dans les pays développés soient falsifiées, la menace semble en effet bel et bien présente. « Surfant sur le phénomène des importations parallèles », les trafiquants se livreraient ainsi aux vols de médicaments dans des hôpitaux ou lors de transports et au re-packaging pour commercialiser de faux vaccins ou de faux antibiotiques ; voire de faux traitements anticancéreux, à l’instar de ceux qui ont été récemment saisis aux États-Unis. Et quand bien même « la France serait a priori épargnée grâce à son système de protection sociale », la vente sur Internet de traitements contre la dysfonction érectile, de pilules amaigrissantes, d’anabolisants ou autres médicaments de conforts pourrait constituer un véritable talon d’Achille.

Jusqu’à 30 % de parts de marché.

D’autant que la majorité des États sont très en retard et réagissent au coup par coup, sans véritable stratégie et souvent sans législation adaptée. « La contrefaçon est essentiellement perçue comme une atteinte à la propriété intellectuelle », regrette ainsi cet ancien magistrat spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants. Une aubaine pour des trafiquants qui cibleraient aujourd’hui quelque 140 pays et auraient d’ores et déjà réussi à s’approprier 10 % des marchés russe et chinois, 20 % du marché des anciennes républiques soviétiques et 30 % dans un certain nombre de pays en voie de développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Bien que les peines aient été aggravées en Chine, aux États-Unis, en Hongrie au Mexique ou encore en Algérie, il y a donc urgence à développer des accords internationaux. Ou du moins à faire entrer en vigueur ceux déjà conclus, à l’instar de la convention Médicrime qui avait pour ambition de palier l’absence de législation internationale.

En ratifiant cette convention le 30 mai dernier, soit cinq ans après son adoption par 23 pays, la Guinée n’est que le cinquième signataire après l’Espagne, la Hongrie, la Moldavie et l’Ukraine. Il faudra toutefois attendre qu’un autre État européen ratifie cette convention pour espérer la voir s’appliquer. « Le conseil des ministres ayant autorisé sa ratification le 5 janvier dernier, la France devrait être le prochain signataire et être rapidement suivi par la Russie », parie Michèle Ramis, ambassadrice chargée de la lutte contre la criminalité organisée au ministère des Affaires étrangères. À moins que la Belgique, dont le conseil des ministres a approuvé le principe d’un avant-projet de loi portant assentiment à la convention Médicrime, ne les devance. Reste que, en France, la législation a été considérablement renforcée ces dernières années et pourrait inspirer d’autres États lorsque se tiendra la conférence internationale que veut organiser le quai d’Orsay. Une « grand-messe » qui pourrait être l’occasion de relancer l’idée de coopérations internationales. Celle conclue avec les pays du bassin du Mekong (Vietnam, Laos et Malaisie) avait en effet permis, de 2011 à 2014, de sécuriser les chaînes de distribution et de former des policiers, des douaniers et des professionnels de santé à reconnaître les contrefaçons. Elle a d’ailleurs inspiré un projet en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Mali, Guinée) que soutient le Quai d’Orsay pour sécuriser la chaîne du médicament jusqu’en 2016.

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Un taux élevé de vitamine D n’est pas nocif

 

Ces dernières années, on a observé une forte augmentation de la prise de suppléments de vitamine D. Les cas de taux toxiques restent toutefois rares. Selon une étude publiée dans la revue « Mayo Clinic Proceedings », il s’avère que même les taux de vitamine D classés comme élevés ne sont pas nocifs.

Pour réaliser leur analyse, les chercheurs de la Clinique Mayo, à Rochester dans le Minnesota, ont utilisé les données du Projet épidémiologique de Rochester, entre 2002 et 2011. Sur 20 308 échantillons de sang analysés, seuls 8 % présentaient un taux de vitamine D supérieur à 50 ng/ml, ce qui est considéré comme « élevé » ; pas même 1 % des échantillons n’avaient un taux supérieur à 100 ng/ml.

« Nous avons constaté que même chez ceux qui présentaient un taux élevé de vitamine D, supérieur à 60 ng/ml, le risque d’hypercalcémie (taux élevé de calcium dans le sang) n’augmentait pas avec le taux de vitamine D », a déclaré le coauteur, Thomas D. Thacher.

Les taux élevés de vitamine D s’observaient principalement chez les femmes de plus de 65 ans. Cela n’était pas surprenant car ce groupe d’âge prend très souvent ce type de supplément, déclare M. Thacher. En général, cependant, la proportion de personnes ayant un taux élevé a considérablement augmenté ces dernières années : alors qu’elle était de 9 personnes sur 100 000 en 2002, elle est passée à 233 sur 100 000 en 2011.

Un réel surdosage toxique en vitamine D n’a été constaté que chez une seule personne : le taux de vitamine D avait atteint 364 ng/ml après la prise de 50 000 UI (unités internationales) de vitamine D chaque jour pendant trois mois. La limite supérieure recommandée pour les personnes carencées en vitamine D est de 4 000 UI par jour.

La rougeole en France : attention au risque d'épidémie !

 

L'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et l'Agence régionale de santé (ARS) Alsace ont publié ce jour un communiqué de presse rapportant la survenue récente d'une épidémie de rougeole en Alsace et rappelant que cette maladie très contagieuse peut être grave, voire mortelle. 

Depuis le début de l'année 2015, 200 cas de rougeole ont été déclarés en France, dont les trois quarts sont survenus en Alsace. Parmi eux, 9 cas ont été hospitalisés, soulignant la gravité de la maladie.

Une maladie contagieuse pouvant être grave, notamment pour les jeunes adultes

La rougeole est une cause majeure de morbidité et mortalité dans le monde. La France a connu entre 2008 et 2011 une flambée épidémique importante. Plus de 23 500 cas ont été déclarés entre le 1er janvier 2008 et le 31 mai 2015 (dont 15 000 sont survenus en 2011), entrainant 1 500 cas de pneumopathie grave, 34 formes neurologiques compliquées avec séquelles graves et 10 décès.

Malgré les actions conjointes des autorités de santé et des professionnels de santé pour sensibiliser au risque de résurgence de la rougeole, le virus continue de circuler dans la population. Si le nombre de cas a diminué depuis 2013, il reste toutefois un réservoir suffisant de personnes non immunisées pour maintenir la transmission du virus, même à bas bruit. Environ 10 % des jeunes adultes ne sont pas vaccinés et sont donc réceptifs à la rougeole. La transmission de la rougeole se fait surtout par voie aérienne, par exemple lorsqu'on tousse ou que l'on éternue, et plus rarement par l'intermédiaire d'objets contaminés.

Deux doses d'un vaccin contre la rougeole, seul moyen de lutter contre la maladie

Il n'existe pas de traitement spécifique de la rougeole mais uniquement des traitements symptomatiques (fièvre, écoulement nasal...). D'où l'importance de la vaccination, seule mesure de prévention efficace. Afin d'interrompre les vagues épidémiques périodiques, il est primordial que :

  • la couverture vaccinale du nourrisson atteigne le niveau requis de 95 %,
  • les enfants plus âgés et les jeunes adultes (nés depuis 1980) aient reçu deux doses de vaccin, au besoin par un rattrapage vaccinal.

Se faire vacciner, c'est se protéger soi-même mais aussi son entourage

L'augmentation de la couverture vaccinale a pour objectif non seulement de protéger directement les personnes vaccinées, mais aussi de protéger de l'infection par le virus de la rougeole les personnes vulnérables (nourrissons de moins d'un an, femmes enceintes, personnes immunodéprimées) à risque de formes graves. Si une proportion élevée de la population est vaccinée, le virus de la rougeole ne circule plus. 

Au cours de l'épidémie de 2008-2011, 10 personnes sont décédées, dont 7 étaient des personnes vulnérables âgées de 10 à 30 ans. Ces décès auraient pu être évités par une vaccination de l'entourage. La protection de l'entourage est d'autant plus importante que la vaccination par le vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est contre indiquée chez les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

Si la couverture des enfants a augmenté au cours de ces dernières années, il persiste toutefois des zones où elle demeure encore trop basse. Ainsi, parmi les 146 cas alsaciens pour lesquels le statut vaccinal était connu, 136 n'étaient pas vaccinés et 9 n'avaient reçu qu'une seule dose de vaccin. La priorité est donc de renforcer la couverture vaccinale infantile dans les zones déficitaires et de réussir à convaincre les jeunes adultes de se faire vacciner, sans quoi il sera très difficile d'atteindre les objectifs fixés par le plan national d'élimination de la rougeole et de la rubéole. L'élimination de la rougeole demeure aujourd'hui un enjeu de santé publique majeur. Malgré la mise en place de mesures de contrôle, le risque de diffusion secondaire de la rougeole dans la population générale en France est loin d'être négligeable, selon l'InVS.

Enfin, il est rappelé que la vaccination peut éviter la survenue de la maladie si elle est administrée dans les 72 heures qui suivent un contact avec une personne atteinte de rougeole.

Sources : Institut de veille sanitaire, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, Agence régionale de santé Alsace. 

Sécurité sociale : 70 ans de progrès

 

La naissance de la sécurité sociale : 1944-1946

Le programme du Conseil National de la Résistance

Pendant la Seconde guerre mondiale, le droit de chacun à la sécurité sociale sera consacré dans diverses déclarations internationales dont la charte de l’Atlantique de 1941 signée par Roosevelt et Churchill et la Déclaration de Philadelphie de 1944 qui sera la nouvelle charte de l’OIT.
Pendant cette période, en Grande Bretagne, Lord Beveridge propose un plan de sécurité sociale en vue d’éliminer la pauvreté en généralisant des prestations forfaitaires à toute la population et en créant un service national de santé financé par l’impôt.
En France, pays occupé, la réflexion sur l’après-guerre se déroule à Alger où se trouve le Comité français de libération nationale. Mais en juillet 1944, le commissariat aux affaires sociales du Gouvernement provisoire considère qu’il « n’est nullement en mesure de préparer un plan de réformes des divers régimes d’assurances sociales des travailleurs français ».
La Résistance intérieure de son côté prépare l’après-guerre en réunissant des professeurs de droit, des syndicalistes et des hauts fonctionnaires tels qu’Alexandre Parodi et Pierre Laroque. Mais elle juge les questions économiques prioritaires par rapport aux réformes sociales.
Ses réflexions déboucheront sur le programme du Conseil national de la résistance adopté le 15 mars 1944 qui consacre un article à l’instauration d’un « plan complet de sécurité sociale  visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils seront incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ».
Cependant, à La Libération, aucun projet précis n’avait été adopté. Tout restait à faire.

Les ordonnances d’octobre 1945

C’est pourtant pendant le premier gouvernement provisoire présidé par le Général de Gaulle que sont adoptées les deux ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 relatives à la sécurité sociale, la première sur l’organisation, la seconde sur les prestations.
Alexandre Parodi, maître des requêtes au Conseil d’Etat, nommé ministre du travail en septembre 1944, confie dès le mois suivant à Pierre Laroque, également maître des requêtes et très impliqué dans les Forces françaises libres, la direction générale des assurances sociales au sein de son ministère. Il reçoit pour mission de préparer la réforme,
Le projet de l’ordonnance du 4 octobre 1945 est soumis à l’Assemblée consultative provisoire qui rend en août 1945 un avis favorable par 190 voix contre une et 84 abstentions, notamment du MRP, de la CFTC et de quelques radicaux, hostiles au choix de la caisse unique par département et à la nomination –et non à l’élection- des administrateurs.
Les ambitions de la réforme, que l’on a résumées par les 3 U – universalité, unité, uniformité- n’étaient en effet pas toutes acceptées par tous. Si le principe de l’universalité, c’est-à-dire de la généralisation, ne fut pas contesté en 1945, par contre l’unité de caisse et de cotisation fut rejetée par les mouvements qui réclamaient le maintien de l’autonomie des caisses d’allocations familiales (qu’ils finiront par obtenir). Mais ce ne furent pas les seuls problèmes.

La mise en œuvre des ordonnances de 1945

La situation économique du pays était particulièrement difficile. La succession de lois en 1946 traduit ce conflit entre les ambitions sociales et les capacités économiques.
D’ailleurs, l’ordonnance du 4 octobre 1945, qui créait une organisation de la sécurité sociale chargée d’assurer la protection des travailleurs (salariés et non-salariés) indiquait elle-même que cette protection pourrait être étendue à d’autres catégories de la population. On ne pouvait tout faire tout de suite.
Cette prudence n’a pas empêché la loi du 22 août 1946 portant généralisation de la sécurité sociale de prévoir l’assujettissement aux assurances sociales de tout Français résidant sur le territoire français. Mais son application était subordonnée à l’atteinte d’un certain niveau de la production industrielle.
La loi du 22 août 1946 sur les prestations familiales en accorde le bénéfice à la quasi-totalité de la population et la loi du 13 septembre 1946, brûlant les étapes, décide qu’au 1er janvier 1947 l’assurance vieillesse sera étendue à toute la population active. Enfin, la loi du 30 octobre 1946 intègre la protection contre les accidents du travail et les maladies professionnelles dans le champ de la sécurité sociale.
La loi du 13 septembre 1946 rencontra l’opposition des catégories non salariées : elle sera abrogée et une loi de 1948 créera les régimes autonomes d’assurance vieillesse des non-salariés non agricoles. Le secteur de l’agriculture avait déjà obtenu le maintien définitif de son propre régime tandis que les salariés du secteur public listés dans le décret du 8 juin 1946 conservaient leurs régimes propres, en principe à titre provisoire.
Les ambitions du plan français de sécurité sociale seront reprises dans les années 70 et au-delà quand des réformes importantes réaliseront la généralisation de la sécurité sociale à toute la population et même des régimes complémentaires de retraite aux personnes actives et harmoniseront progressivement les protections apportées par les différents régimes. Le plan de 1945 a inspiré tous les réformateurs depuis 70 ans.

Rolande Ruellan, Présidente du Comité d’Histoire de la Sécurité Sociale

 

Un coupe faim mortel traqué par Interpol

 

Paris, le mardi 5 mai 2015 – Comme un grand nombre de jeunes femmes, Eloise Aimee Parry voulait perdre du poids. Et comme certaines d’entre elles, elle a utilisé internet pour se procurer des substances réputées sans égales pour éliminer les kilos sans effort. Des gélules jaunes, à l’odeur âcre lui ont été envoyées. La "notice"  indiquait de ne surtout pas dépasser deux comprimés par jour, mais la jeune fille, pressée et insouciante en a avalé huit. Très rapidement victime de malaise et d’une brusque élévation de sa température, Eloise Aimee Parry, 21 ans est transportée à l’hôpital, dans le comté de Shropshire (Grande-Bretagne). Les analyses toxicologiques réalisées immédiatement après son admission laissent stupéfaits et impuissants les médecins : la jeune femme meurt, « brûlée de l’intérieur » selon l’expression de sa mère.

Laboratoires clandestins

La dangereuse substance que s’est procurée Eloise Aimee Parry est du 2,4-dinitrophénol (DNP), un isomère du dinitrophénol, qualifié de « poison du métabolisme cellulaire » par l’encyclopédie Wikipedia. Le décès d’Eloise Aimee Parry a conduit hier Interpol à lancer une alerte mondiale, concernant cette substance « illicite et potentiellement mortelle utilisée comme produit de régime et d’aide à la prise de muscle ». « Habituellement vendu sous forme de poudre jaune ou de capsules, le DNP se trouve également sous forme de crème. Si cette substance est déjà dangereuse en soi, les risques liés à son utilisation sont amplifiés par ses conditions de production illégales », indique Interpol, qui signale que plusieurs laboratoires clandestins sont à l’origine de la fabrication de cette substance et de sa diffusion via le web.

Un signalement en France

Si cette alerte, qui concerne 190 pays, dont la France, est le signe d’une mobilisation sans précédent, le DNP est loin de faire parler de lui pour la première fois. On estime qu’au cours des dernières années, le DNP a provoqué la mort d’une soixantaine de personnes dans le monde (soit des athlètes souhaitant gagner de la masse musculaire, soit des sujets présentant des troubles de l’alimentation), dont quatre en Grande-Bretagne et une en Allemagne. En France, le Centre anti poison et de toxicovigilance (CAPTV) de Bordeaux avait reçu en 2012 un signalement concernant un homme de 20 ans, ayant consulté pour des malaises accompagnés d’hypersudation et qui avait précisé s’être procuré du DNP sur la toile. La consommation de 52,5 mg de DNP en sept jours avait entraîné entre autres une insuffisance rénale fonctionnelle.

De l’armée française au gourou des stéroïdes

Cet effet détonnant du DNP n’est pas une surprise : à l’origine cette substance était utilisée comme explosif par les armées françaises pendant la première guerre mondiale. Dès cette époque, il était apparu que les ouvriers manipulant cette substance présentaient un amaigrissement, une sudation excessive et une élévation de leur température corporelle. Sur la base de ces observations, des chercheurs de l’Université de Stanford vont mener des investigations plus poussées sur le DNP. Ils constatent qu’il facilite considérablement la perte de poids : dès lors la substance va être utilisée dans un tel but aux Etats-Unis et jusqu’à 100 000 personnes en consommeront. Mais bientôt des accidents ( dont une épidémie de cataracte et quelques décès) mettent un terme à l’épopée du DNP interdit en 1938 et considérée comme une « substance extrêmement dangereuse ». Mais après la seconde guerre mondiale, le DNP va connaître un regain d’intérêt. D’abord, son mécanisme d’action est élucidé en 1948 par des biochimistes d’Harvard. Ils constatent que le DNP entraîne une inhibition de la phosphorylation oxydative de l’ATP , rendant la production d’énergie moins efficace. Au-delà de ces travaux fondamentaux, dans les années soixante, un chercheur d’origine russe découvre les effets du DNP, qui sera utilisé alors par l’état soviétique pour permettre aux soldats de résister au froid. Puis, Nicholas Bachynsky gagne les Etats-Unis où il va proposer le DNP à plusieurs cliniques situées dans le sud du pays. Bientôt, l’homme est rattrapé par la justice. Cependant, en prison, il fait la rencontre de celui surnommé aux Etats-Unis, le gourou des stéroïdes, Dan Duchaine. Très intéressé par l’histoire de Bachynsky, Dan Duchaine dès sa sortie de prison va faire l’apologie du DNP auprès des bodybuilders (à partir de la fin des années 90) ce qui entrainera la soixantaine de morts recensée aujourd’hui.

Une histoire édifiante qui doit pousser les pharmaciens à relayer l’alerte auprès de leurs patients dont ils savent qu’ils sont à la recherche de nouvelles méthodes pour perdre du poids ou gagner de la masse musculaire.

Aurélie Haroche

jim

Ah si internet n'existait pas...

 

Le vinaigre : un désinfectant extrêmement efficace

                         

D'après une étude menée par une équipe internationale de chercheurs vénézuéliens, français et américains et présentée dans la revue mBio, l'acide acétique tue efficacement les mycobactéries, même la mycobactérie Mycobacterium tuberculosis, ultra-résistante aux médicaments.

Les mycobactéries, responsables de la tuberculose et de la lèpre, posent problème en milieu hospitalier en raison de leur résistance aux désinfectants couramment utilisés. Le chlore est souvent utilisé pour désinfecter les cultures et les échantillons cliniques tuberculeux, mais il est toxique et corrosif. C'est là que l'acide acétique pourrait s'avérer particulièrement utile.

Alors qu'ils étudiaient la capacité des mycobactéries non tuberculeuses à résister aux désinfectants et aux antibiotiques, les chercheurs ont découvert la capacité du vinaigre à tuer les mycobactéries. En testant un médicament nécessitant d'être dissous dans l'acide acétique, ils se sont aperçus que le témoin, traité avec de l'acide acétique seul, avait tué les mycobactéries à l'étude.

Après cette première observation, d'autres tests réalisés en collaboration avec des scientifiques français et américains ont produit des résultats remarquables : des collaborateurs de la faculté de médecine Albert Einstein College of Medicine à New York ont testé des souches tuberculeuses et ont découvert que l'exposition à une solution d'acide acétique à 6 % pendant 30 minutes tuait efficacement la tuberculose, y compris les souches résistantes à la plupart des antibiotiques. La souche Mycobacterium abscessus, un peu plus résistante, a nécessité une exposition à une solution d'acide acétique plus concentrée (10 %), toujours pendant 30 minutes, pour être efficacement éliminée. L'équipe a également testé l'activité de l'acide acétique dans des conditions biologiques « impures » reflétant les situations cliniques réelles, en ajoutant de l'albumine et des globules rouges à l'acide acétique. Ce dernier s'est avéré tout aussi efficace.

« Nous avons réellement besoin de désinfectants moins toxiques et moins coûteux, capables d'éliminer les mycobactéries tuberculeuses et non tuberculeuses, en particulier dans les pays à faible revenu », a déclaré l'auteur référent, Howard Takiff. Même une solution d'acide acétique à 25 % n'est que faiblement irritante. De plus, avec près de 100 dollars américains (73 euros), il est possible d'acheter suffisamment d'acide acétique pour désinfecter jusqu'à 20 litres de cultures ou d'échantillons cliniques tuberculeux, a-t-il précisé.

Certes mais quid de l'odeur?...

 

               
           
           

Résistance aux antibiotiques en Europe : un million de morts d’ici 2025 !

 

Multirésistance à l’hôpital

L’avertissement est grave : « D'ici à 2025, plus d'un million de personnes trouveront la mort en Europe suite à l'utilisation d'antibiotiques inefficaces », estime l’ESCMID.

Selon les chiffres de 2009, de 25 à 30 000 Européens environ meurent chaque année de la résistance aux antimicrobiens et le nombre total de décès dépasse les 400 000. Les données pour 2013 du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) seront disponibles plus tard dans l'année. Cependant, au vu des nouvelles épidémies pour lesquelles il était presque impossible de traiter les microorganismes, l'ESCMID prévoit une augmentation significative certaine du taux de mortalité actuel. La Société annonce aussi qu'au cours des 10 prochaines années, le nombre annuel de décès en Europe pourrait atteindre les 50 000. La situation internationale est encore plus critique, et le nombre annuel de décès pourrait atteindre les 10 millions d'ici à 2050, surpassant les plus grands tueurs tels que le cancer, le diabète et les accidents de la route.

Pour Patrice Nordmann, spécialiste ESCMID pour la France, nous avons un problème important de résistance aux antibiotiques en France, « étant donné que les bactéries résistantes venus de pays étrangers se propagent de plus en plus ici – notamment du fait de nos relations particulières de population avec l'Afrique du Nord, réservoir important de multirésistances aux antibiotiques ». A présent, nous commençons à assister à une propagation aussi bien hospitalière que communautaire de bactéries multirésistantes, par exemple des Entérobactéries. D’autre part il y a « une prévalence de plus en plus importante en France de la résistance chez des espèces bactériennes typiquement hospitalières comme P. aeruginosa et A. baumannii. »

Bactéries sans frontières

Murat Akinova, Président de l'ESCMID, invoque deux problèmes majeurs en France, l’existence d’ « un très grand risque bien réel, notamment concernant la résistance bactérienne, se propageant de l'Amérique du nord aux États de la Méditerranée tels que la Grèce » ; d’autre part, « les bactéries ne respectent pas les frontières entre pays, il est donc fort probable que nous assistions à une propagation de microbes hautement résistants provenant des nations présentant un problème plus grave ».

Les pays d’Europe les plus affectés sont la Grèce, l'Espagne et l'Italie, indique l’ESCMID, qui prédit « une apocalypse des antibiotiques imminente », en raison d’un nombre grandissant de bactéries résistantes à la plupart ou à toutes les formes d'antibiotiques connues. Pour la Société européenne, le problème ne vient pas seulement du manque de nouveaux antibiotiques mais est aussi d’ « une gestion et un contrôle médiocres de l'approvisionnement en médicaments et du contrôle insuffisant des infections dans de nombreux hôpitaux et institutions ».

En France, le Pr Nordmann estime qu’ « il serait nécessaire de détecter très tôt les patients porteurs et infectés et de séparer les patients atteints », et souhaitable « que les organismes de santé investissent dans le diagnostic rapide de ces résistances et leur implémentation large afin de contenir autant que possible leurs diffusion. » Pour Murat Akova, il faut qu’à des initiatives locales s’ajoutent des stratégies aussi bien européennes qu'internationales « car le problème ne restera pas local très longtemps ». Avant tout autre mesure l'ESCMID demande à ce que les pays améliorent « la durabilité des antibiotiques existants à travers une utilisation et une intendance antimicrobiennes prudentes ». 

Dominique Monnier

jim

 

Dompéridone : la surconsommation à l’origine du danger, selon l’ANSM

 

La France consomme 4 fois plus de dompéridone que la moyenne de nos voisins européens », considère Dominique Martin, directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), dans un entretien au quotidien Le Figaro du 23 avril 2015.


Le dirigeant de l’ANSM défend la légitimité thérapeutique de ce médicament. « Je ne conteste pas qu’il y ait un surrisque en France mais j’aimerais rappeler que l’estimation à 231 morts ne fait pas consensus et serait à confirmer », a indiqué Dominique Martin. Début avril, la revue Prescrire avait fait état de 200 morts subites en 2012 en lien avec l’administration de dompéridone.
Selon Dominique Martin, ce n’est pas la dompéridone elle-même qui pose problème, mais sa surconsommation. « C’est à cette surconsommation, qui relève selon moi du mésusage, qu’il faut s’attaquer plutôt que de retirer la molécule du marché. On ne peut pas retirer un médicament qui est dangereux notamment parce qu’il est mal utilisé, sinon on en supprimerait beaucoup ! », a assuré le directeur de l’ANSM.


Aussi, l’agence du médicament considère qu’utilisée dans de bonnes conditions, la dompéridone présente un « rapport bénéfices/risques acceptable ».

 

Matthieu Vandendriessche

 

Eclipse de soleil partielle du 20 Mars entre 9h et 11h

 

 

L'observation sans précautions d'une éclipse de soleil est susceptible d'ebtrainer des lésions ophtalmologiques graves et irréversibles.

Seules des lunettes spéciales de protection complètement opaques à la lumière normale doivent ête utilisées et non des moyens de protection de fortune, comme des verres fumés, les films radiologiques ou de simples lunettes de soleil dont la faculté de protection est très insuffiasante.

Consultations médicales : des délais d'attente toujours plus longs

    

C’est un argument récurrent au comptoir pour demander un dépannage de médicaments. Les délais d’obtention d’une consultation médicale se sont encore allongés ces dernières années. C’est le constat d’une enquête de l’IFOP pour le cabinet Jalma, parue ce mardi 18 novembre dans le quotidien Les Echos.

En France, il faut désormais 111 jours, soit trois mois et demi en moyenne pour décrocher un rendez-vous chez un ophtalmologue de ville. Un délai qui s’est allongé d’une semaine en deux ans et qui atteint six mois pour 29 % des personnes sondées.

Chez les autres spécialistes, le constat est le même. Il faut en moyenne compter 57 jours pour consulter un gynécologue, 50 jours pour un dermatologue ou encore 42 jours pour un cardiologue. Chez le généraliste, le délai est de 6 jours, au lieu de 4 il y a deux ans.

L’hôpital n’est pas épargné par ce phénomène. Il faut attendre 81 jours pour voir un ophtalmologue et 56 jours pour un rhumatologue.

Ce constat ne retire pas la confiance des patients en leur médecin : 92 % sont satisfaits de leur généraliste, 86 % de leurs spécialistes. Mais ces délais d’attente sont la cause majeure du renoncement aux soins (dans 64 % des cas). Le coût de la consultation et l’éloignement géographique sont en cause dans respectivement 46 % et 32 % des renoncements aux soins.

 
Matthieu Vandendriessche

18/11/2014 : Antibiotiques : journée européenne d’informations

   

    
         

                   

A l’occasion de la journée européenne d’informations sur les antibiotiques qui a eu lieu ce mardi 18 novembre, l’InVs (institut national de veille sanitaire) et l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) ont publié un rapport sur la consommation des antibiotiques et plus particulièrement sur l’antibiorésistance.

Le rapport confirme la hausse de la consommation d’antibiotiques depuis 3 ans en France, notamment en ville, et particulièrement pour ce qui concerne la classe des pénicillines.

Il salue la diminution de la résistance au pneumocoque en ville et au staphylocoque doré en secteur hospitalier.

En revanche, il souligne l’impérieuse nécessité d’une vigilance renforcée concernant les entérobactéries, notamment Escherichia coli, en regard de l’émergence d’entérobactéries productrices de carbapénémases. Ce dernier point est d’autant plus préoccupant que les carbapénèmes constituaient un classe d’antibiotiques de dernier recours à l’hôpital.

Marisol Touraine, ministre de la Santé a annoncé lundi 17 novembre la constitution d’un groupe de travail sur la préservation des antibiotiques, lors de sa visite du laboratoire Janssen France. Ce dernier situé à Val-de-Reuil (Eure) a mis au point un des derniers nouveaux antibiotiques : Sirturo (bédaquilline).

Il s’agit d’un nouvel antibiotique contre la tuberculose multirésistante, utilisable chez l’adulte. Il constitue une nouvelle classe d’antibiotiques et agit en bloquant spécifiquement une enzyme productrice d’énergie ATP synthase, présente dans les bactéries Mycobacterium tuberculosis. Sirturo a obtenu une autorisation conditionnelle de mise sur le marché en Europe.

 
Anne Drouadaine
                   
               

Quels sont les médicaments déconseillés chez les patients présentant un déficit en G6PD ?

L'Agence de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met à disposition des professionnels de santé et des patients un référentiel actualisé sur les médicaments et le déficit en Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase (G6PD).

La maladie

La G6PD est une enzyme indispensable à la survie des globules rouges. Son déficit (ou favisme) est une maladie génétique héréditaire qui peut être responsable d'anémie hémolytique résultant d'une hémolyse aïgue (destruction des globules rouges) en cas de stress oxydatif (lésions des cellules humaines par des molécules appelées "radicaux libres"). Certains aliments ou médicaments oxydants peuvent provoquer cette hémolyse et sont donc à éviter.

Les substances actives concernées

Les médicaments ayant un risque potentiel ou avéré de provoquer une anémie hémolytique chez les sujets déficitaires en G6PD sont classés en 3 niveaux :

  • les médicaments contre-indiqués ;
  • les médicaments déconseillés ;
  • les médicaments qui peuvent être utilisés sous réserve que la posologie soit strictement respectée.

La liste de ces substances est disponible ici.

Dans le cadre de la médecine des voyages, les antipaludiques suivants sont concernés :

  • contre-indiqués : la primaquine (PRIMAQUINE)
  • déconseillés : la chloroquine (NIVAQUINE, NOPALU, SAVARINE), la quinine (QUINIMAX), la sulfadoxine (FANSIDAR).

D'autres substances actives de cette liste peuvent faire l'objet d'une prescription dans le cadre de la médecine des voyages telles que certaines fluoroquinolones, le paracétamol ou l'acide acétylsalicylique.

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

 

Déclenchement du niveau de veille saisonnière du Plan national canicule

 

Comme chaque année, le niveau de veille saisonnière du Plan national canicule (PNC) sera déclenché le 1er juin. Cette veille saisonnière sera automatiquement désactivée le 31 août, sauf si des conditions météorologiques particulières justifient son maintien.

Le plan national canicule avait fait l’objet d’une refonte majeure en 2013. En 2014, ce sont les recommandations sanitaires qui ont été actualisées par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Ces recommandations sont à destination des professionnels de santé mais également du grand public. Des fiches précisent les informations relatives à la conservation des aliments ou des médicaments, aux actions à mettre en œuvre pour se protéger de la chaleur ou faire baisser la température corporelle chez certaines personnes à risque, etc.

Les objectifs du Plan national canicule :

  • Protéger les populations des effets d’une canicule par la mise en place de mesures de gestion adaptées aux différentes catégories de populations identifiées telles que le grand public et les personnes à risque (isolées, en situation de précarité et sans abri, les jeunes enfants, les travailleurs…). Il s’agit notamment d’assurer la permanence des soins auprès des médecins de ville ainsi que la bonne réponse du système de santé, de mobiliser les établissements accueillant des personnes âgées et en situation de handicap pour prévenir les risques sanitaires liés à la chaleur et de mobiliser les associations et services publics locaux pour permettre l’assistance aux personnes à risque.
  • Informer et communiquer pour sensibiliser et protéger les populations des conséquences sanitaires d’une canicule. Les autorités sanitaires rappellent notamment aux personnes fragiles (personnes âgées, personnes handicapées, malades à domicile, personnes dépendantes) qu’elles doivent, en cas de fortes chaleurs : - maintenir leur logement frais (fermer fenêtres et volets la journée, les ouvrir le soir et la nuit s’il fait plus frais) ; - boire régulièrement et fréquemment de l’eau sans attendre d’avoir soif ; - se rafraichir et se mouiller le corps plusieurs fois par jour ; - passer si possible plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché...) ; - éviter de sortir aux heures les plus chaudes et de pratiquer une activité physique ; - penser à donner régulièrement de leurs nouvelles à leurs proches et dès que nécessaire et oser demander de l’aide.

Les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes (notamment les travailleurs exposés à la chaleur) s’exposent aussi au risque de la déshydratation car ils transpirent beaucoup pour maintenir leur corps à la bonne température. Pour y remédier, ils doivent boire abondamment de l’eau et éviter les efforts physiques. Les nourrissons et les jeunes enfants ne doivent jamais être laissés en plein soleil, même quelques minutes. Ils ne doivent jamais être laissés seuls dans des véhicules fermés.

Le PNC se structure en quatre niveaux de gestion :

  • Le niveau 1 - veille saisonnière quirépond au niveau de vigilance verte pour le paramètre « canicule » de la carte de vigilance de Météo-France. Il correspond à la mise en œuvre, au niveau national : - du Système d’alerte canicule et santé (SACS). Celui-ci repose sur l’évaluation des risques météorologiques par Météo-France et des risques sanitaires par l’Institut de veille sanitaire (InVS), sur la base d’indicateurs de mortalité et de morbidité en lien avec la chaleur, suivis quotidiennement. - du dispositif d’information et de communication, avec la diffusion de documents d’information à destination notamment du grand public, des professionnels et des établissements de santé, des collectivités locales et des associations. Le numéro vert du ministère de la santé : 0 800 06 66 66 sera activé le 21 juin, jour de l’été sauf prévisions saisonnières nécessitant une ouverture préalable.
  • Le niveau 2 - avertissement chaleur quirépond au niveau de vigilance jaune pour le paramètre « canicule »de la carte de vigilance de Météo-France. C’est une phase de veille renforcée permettant aux différents services de l’Etat de se préparer à une montée en charge en vue d’un éventuel passage au niveau 3 – alerte canicule et de renforcer les actions de communication locales et ciblées (en particulier la veille de week-end et de jour férié) ;
  • Le niveau 3 - alerte canicule, déclenché par les préfets de départements, en lien avec les Agences Régionales de Santé (ARS), sur la base du passage en vigilance orange pour le paramètre « canicule » de la carte de vigilance de Météo-France. A ce niveau, des actions de prévention et de gestion sont mises en œuvre par les services publics et les acteurs territoriaux de façon adaptée à l’intensité et à la durée du phénomène. L’InVS analyse de son côté les indicateurs sanitaires en lien avec la chaleur afin de détecter un éventuel impact de la canicule ;
  • Le niveau 4 - mobilisation maximale qui correspond à un passage en vigilance rouge pour le paramètre « canicule » de la carte de vigilance de Météo-France. Il correspond à une canicule avérée exceptionnelle, très intense et durable, avec apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs. Cette situation nécessite une mobilisation maximale et une coordination de la réponse de l’Etat avec l’activation de la Cellule Interministérielle de Crise (CIC), qui regroupe l’ensemble des ministères concernés.

A l’occasion du déclenchement du niveau 1 - veille saisonnière, et bien qu’aucun épisode majeur de canicule n’ait été constaté depuis plusieurs années, il est donc important que chacun se prépare avant l’été à la survenue d’un éventuel épisode de canicule, reste mobilisé et fasse preuve de solidarité au sein du cercle familial comme en dehors.

Contact(s) presse :

Direction générale de la santé (DGS) : presse-dgs@sante.gouv.fr - 01 40 56 52 62 / 42 43 Institut de veille sanitaire (InVs) : presse@invs.sante.fr - 01 41 79 57 54

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