1. LE MÉDICAMENT, DÉFINITION.

L’article L.5111-1  du code de la santé publique (CSP) définit le médicament comme étant une « substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que […] pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. » 

Le médicament n’est pas un produit de consommation comme les autres. Aucun médicamentn’est sans risque et tous les médicaments ont des effets secondaires. C’est pourquoi le médicament est soumis à une réglementation stricte et il est très important d’en faire bon usage.

Les médicaments, qu’ils soient à prescription médicale facultative (PMF) ou à prescription médicale obligatoire (PMO) répondent aux mêmes exigences de sécurité et de qualité.

La qualité du médicament  est assurée à toutes les étapes de sa vie, de sa conception à sa dispensation. Une chaîne de responsabilités dans laquelle les pharmaciens jouent un rôle essentiel (développement, production, distribution, dispensation, pharmacovigilance…). 

La dispensation : Médicaments de prescription médicale obligatoire (PMO)  ou facultative (PMF), les pharmaciens sont seuls autorisés à les dispenser.

Pourquoi ?

Les médicaments de prescription médicale obligatoire  sont inscrits sur une liste spécifique. Le pharmacien ne peut les délivrer que sur présentation d’une ordonnance. Ces médicaments sont conditionnés dans des boîtes comportant la mention « uniquement sur ordonnance »  avec un encadré de couleur verte ou rouge. Selon l’article L5132-6 du CSP , les médicaments sont inscrits sur une liste et donc soumis à prescription obligatoire dès lors que ce sont :

  • des substances dangereuses présentant un risque direct ou indirect pour la santé (exemple : psychotropes, stupéfiants…)
  • des médicaments susceptibles de présenter directement ou indirectement un danger pour la santé,
  • des médicaments à usage humain contenant des substances dont l’activité ou les effets indésirables nécessitent une surveillance médicale,
  • tout autre produit ou substance présentant pour la santé des risques directs ou indirects. 

Les médicaments de prescription médicale facultative , quant à eux, peuvent être prescrits par le médecin, conseillés par le pharmacien ou demandés par le patient. A l’inverse des médicaments de PMO, ce sont des produits dont la toxicité est modérée, y compris en cas de surdosage et d’emploi prolongé. Leur emploi ne nécessite pas a priori un avis médical.

Médicaments de PMO et médicaments de PMF sont soumis aux mêmes contrôles qualité et font l’objet des mêmes attentions de la part des fabricants et des autorités sanitaires.

 

 LES GÉNÉRIQUES :

 Un médicament générique se définit par rapport à une spécialité de référence (ou princeps), comme étant un médicament ayant « la même composition qualitative et quantitative en principes actifs , la même forme pharmaceutique et dont la bioéquivalence  avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité  appropriées. »  (article L5121-1, alinéa 5a, du CSP ).
 
A savoir : Votre pharmacien est autorisé à remplacer le médicament prescrit par votre médecin par un générique.
C’est le droit de substitution .
 
Les études de bioéquivalence  consistent à comparer la concentration du principe actif du médicament dans le sang, après absorption du générique et du princeps. 
 
 Les études de biodisponibilité  permettent quant à elles de calculer la vitesse et l’intensité de l’absorption dans l’organisme du générique en les comparant avec celles du princeps.Les médicaments génériques n’ont pas toujours la même taille, la même forme ou la même couleur que la spécialité de référence ; pour autant, ces différences n’ont pas d’impact sur l’efficacité du médicament.
 
A noter : Il n’existe aucune distinction juridique entre les établissements pharmaceutiques, qu’ils fabriquent des médicaments génériques ou des princeps. Les exigences réglementaires et législatives ainsi que les programmes de contrôle et d’inspection assurés par les autorités compétentes sont donc les mêmes pour l’ensemble de ces établissements.

 

LES BIOSIMILAIRES :

Un médicament biosimilaire est l’équivalent générique d’un médicament biologique de référence , c’est-à-dire une substance produite à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant ou dérivée de ceux-ci. A titre d’exemple, les vaccins, les facteurs de croissance ou les médicaments dérivés du sang sont des médicaments biologiques (ou biomédicaments).

Le saviez-vous ? 14 médicaments biosimilaires, représentant 4 substances actives différentes, sont autorisés actuellement en Europe (Source : ANSM, 13/05/2011)

On parle de biosimilaire « lorsqu'un médicament biologique qui est similaire à un médicament biologique de référence ne remplit pas les conditions figurant dans la définition des médicaments génériques, en raison notamment de différences liées à la matière première ou de différences entre les procédés de fabrication du médicament biologique et du médicament biologique de référence, les résultats des essais précliniques ou cliniques appropriés relatifs à ces conditions doivent être fournis »  (Directive 2004/27/CE).Un biosimilaire doit avoir « des propriétés physico-chimiques et biologiques similaires, la même substance pharmaceutique et la même forme pharmaceutique que le médicament de référence. Enfin, l’efficacité et la sécurité doivent être équivalentes au médicament de référence »,  indique l’ANSM .

 

LA QUALITÉ DE LA CHAINE DU MÉDICAMENT :

Pour parvenir à commercialiser un nouveau médicament, il faut tester un très grand nombre de molécules. Les tests durent plusieurs années, et suivent une succession d’étapes très réglementées. Les nouvelles substances potentiellement actives font ainsi l’objet d’études prévues dans chacune des étapes de développement suivantes :

 les essais précliniques  consistent à évaluer in vivo dans des systèmes vivants non humains l’activité d’un candidat médicament issus des phases de la recherche cognitive et à appréhender la toxicologie de la molécule. Les études non-cliniques sont conduites en suivant les bonnes pratiques de laboratoire (BPL).

 la phase de développement clinique  (= essais cliniques = essais d’un médicament chez l’homme volontaire malade ou sain) apporte les preuves scientifiques de la balance bénéfice/risque de la molécule. Cette étape, qui ne peut se faire sans autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), est cruciale, car les données recueillies viendront alimenter le dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Les bonnes pratiques cliniques (BPC) s’appliquent à toutes les étapes de ces études.Parallèlement aux essais cliniques, il y a une phase de développement industriel qui comprend une phase de production du principe actif et une phase de développement galénique. Le résultat des essais cliniques et du développement pharmaceutique et industriel constitue le dossier de demande d’AMM.

 le dossier d’autorisation de mise sur le marché  est la pièce d’identité du médicament. Il regroupe les preuves précliniques et cliniques de sécurité et d’efficacité du médicament. Il démontre également que la chaîne de vigilance et de contrôle mise en œuvre par le fabricant permet d’assurer la reproductibilité de la qualité du médicament. Dans le cadre d’une procédure centralisée européenne, ce dossier est examiné par le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne du médicament (EMA). Si la procédure est nationale, le dossier est déposé auprès de l’ANSM. Une partie spécifique du dossier d’AMM est consacrée aux matières premières, qu’il s’agisse de substances actives ou d’excipients, pour apporter la preuve de leur qualité et de leur pureté.

Le saviez-vous ? Les excipients  sont  des substances destinées à faciliter la fabrication et l’utilisation. Ils peuvent par exemple apporter un goût, une couleur à un comprimé, un sirop, ou apporter une consistance à une crème, ce qui en facilitera l’application. Ils n’ont pas d’effet thérapeutique mais peuvent avoir un effet notoire qui nécessite des précautions d'emploi pour certaines catégories particulières de patients.

 le processus de production  mis en œuvre pour façonner le produit fini est un élément clé de la qualité. Au cours de cette étape, les établissements de fabrication des matières premières actives et les établissements pharmaceutiques appliquent les bonnes pratiques de fabrication (BPF). La fabrication des médicaments est placée sous l’autorité du pharmacien responsable qui engage sa responsabilité pour chaque lot produit.

 la distribution  des médicaments est réalisée par des établissements de distribution ayant obtenu une autorisation de l’ANSM. Dans ces établissements toutes les activités (réception des produits, stockage, gestion des commandes, gestion des réclamations…).se font conformément aux bonnes pratiques de distribution (BPD).

 la dispensation  des médicaments se fait en officine ou en PUI sous le contrôle d’un pharmacien. Dans ces établissements, les professionnels de santé sont tenus de respecter les conditions de conservation des médicaments dans des locaux ou enceintes adaptés prévues par l’AMM (condition de température…).

 la surveillance post-AMM  fait partie intégrante de la qualité de la chaîne du médicament. Après sa commercialisation, le médicament fait l’objet, toute sa vie, d’une surveillance de la part des autorités et des professionnels de santé des pays dans lesquels il est autorisé. Les bénéfices et les risques liés à son utilisation sont périodiquement évalués. Le médicament peut être à tout moment retiré du marché et son AMM suspendue, en cas de doute sur la balance bénéfice/risque de la molécule. L’ANSM publie chaque année, sur son site Internet, la liste des médicaments pour lesquels les AMM ont été refusées, retirées ou suspendues, dont la délivrance a été interdite ou qui ont été retirés du marché en France et dans l’Union européenne (UE).

 

LES RUPTURES D'APPROVISONNEMENT :

On parle de rupture d’approvisionnement lorsqu’une pharmacie d’officine ou une pharmacie à usage intérieur (PUI) est dans l’incapacité de dispenser un médicament à un patient dans un délai de 72 heures*. *décret du 28/09/2012

Les causes des ruptures d’approvisionnement sont nombreuses, on retrouve notamment :

  • fusions d’entreprises,
  • défaut de matières premières,
  • exigences réglementaires,
  • distribution vers des pays à prix plus avantageux,
  • appel d’offres…

Ces ruptures d’approvisionnement peuvent avoir des conséquences néfastes pour le patient.Tous les acteurs de la chaîne du médicament sont engagés en cas de rupture d’approvisionnement :

 

  • l’exploitant :  il déclare à l’ANSM les ruptures anticipées et constatées. Il met en place un centre d’appel d’urgence accessible aux pharmaciens d’officine, aux pharmaciens hospitaliers et aux pharmaciens responsables ou délégués des grossistes-répartiteurs. Il adresse à l’ANSM et aux ARS des bilans trimestriels des approvisionnements d’urgence. Il approvisionne de manière appropriée et continue tous les grossistes-répartiteurs 
  •  le grossiste-répartiteur : il informe l’exploitant de toute rupture d’approvisionnement dont il n’a pas déjà été informé par l’exploitant ou l’ANSM. Il participe au système d’astreinte inter-entreprises
  •  le pharmacien d’officine ou hospitalier : il a la possibilité d’informer l’exploitant des ruptures d’approvisionnement dont ils n’ont pas déjà été informés par l’exploitant ou l’ANSM.
 

 

 

2. UN PEU D'HISTOIRE.

De l'utilisation des plantes comme remèdes à certaines maladies, jusqu'à l'apparition récente des médicaments issus des biotechnologies, l'histoire du médicament est largement associée à la recherche scientifique, qui tente dès le XVI siècle de trouver un remède spécifique pour chaque maladie.

Au Moyen-Age et jusqu'au début du XIXème siècle, la guérison des maladies garde un caractère « magico religieux » : on cherche par exemple à « extirper le mal » par le biais des saignées. Cependant, dès le XVIe siècle, Paracelse a l'intuition de la nécessité d'un médicament spécifique pour chaque maladie.

Le XIXème siècle marque une étape nouvelle grâce aux progrès de la chimie et de la physiologie : les chercheurs réussissent à isoler des principes actifs de substances connues. Ainsi, en 1803, la morphine est isolée à partir de végétaux par Friedrich Adam Satürner.

C'est grâce à cette capacité à isoler les principes actifs que les molécules pourront être par la suite synthétisées : après avoir isolé l'acide acétylsalicylique de l'écorce de saule, Charles Frederich Gerhardt puis Félix Hoffmann vont synthétiser cette molécule en 1853 : c'est la naissance de l'aspirine, commercialisée pour la première fois en 1899.

L'ère moderne du médicament débute en 1935, avec la découverte de l'action antibactérienne des sulfamides. En 1945, fabricaton et commercialisation de la pénicilline. Vient ensuite une phase d'accélération des découvertes. Dans les années 60, les chercheurs mettent au point une nouvelle méthode d'évaluation des médicaments existants, qui va permettre d'élaborer de nouveaux médicaments à partir de ces modèles de médicaments existants.

Aujourd'hui, et pour les années à venir, c'est vers les biotechnologies que s'orientent les recherches autour du médicament. En effet, grâce à de nouveaux outils puissants (génie génétique, biologie moléculaire, cellules souches, clonage.), les chercheurs ont une approche génétique des pathologies humaines. Les médicaments issus des recherches génétiques sont considérés par certains comme les médicaments du futur. En effet, les biomédicaments que les entreprises développent aujourd'hui permettent d'imaginer des solutions dans des pathologies pour lesquelles il n'existe pas encore de traitement satisfaisant : cancers, maladies auto-immunes, maladies rares, etc.

Le champ d'application de ces recherches est immense. Aujourd'hui, les biomédicaments prennent une place croissante dans l'innovation pharmaceutique : en 2003, 40 % des nouveaux médicaments mis à la disposition des malades et plus du tiers des nouveaux médicaments en développement étaient d'origine biologique. Cette tendance va encore s'accentuer dans les années à venir.

LES GRANDES ETAPES DU PROGRES THERAPEUTIQUE :

  • 1796: vaccin contre la variole
  • 1817: morphine
  • 1820: quinine
  • 1882: vaccin contre la rage
  • 1899: aspirine
  • 1906: premiers médicaments anti-syphilis
  • 1921: BCG
  • 1935: sulfamides, anti-infectieux
  • 1935: insuline (traitement du diabète)
  • 1938: trinitrine (cardiologie)
  • 1940: pénicilline (antibiotiques)
  • 1942: 1ère chimiothérapie contre le cancer
  • 1949: cortisone
  • 1950: neuroleptiques, révolution de la psychiatrie
  • 1953: structure de l'ADN
  • 1953: contraception orale
  • 1967: 1ers broncho-dilatateurs inhalés (asthme)
  • 1970: Levodopa (dopamine / Parkinson)
  • 1976: cyclosporine (immunosuppresseur / transplantation)
  • 1977: éradication de la variole
  • 1978: naissance de Louise Brown, 1er bébé issu de la fécondation in vitro
  • 1980: production des interférons par recombinaison génétique
  • 1983: identification du virus VIH
  • 1983: Triptans (migraine)
  • 1984: éradication de l'helicobacter Pulori (ulcère gastro duodénal)
  • 1986: 1er anticorps monoclonal humain (transplantation)
  • 1987: Zidovudine: 1er traitement anti-Sida
  • 1989: Omeprazole (ulcère)
  • 1993: Interféron ß, 1er traitement contre la sclérose en plaques
  • 1995: 1ère monothérapie contre l'épilepsie
  • 1996: Olanzapine: nouvelle génération de traitement contre la schizophrénie
  • 1996: anti-protéases, lancements des tri-thérapies  contre le Sida
  • 1997: 1ers traitements anti-Alzheimer.
  • 1998: anti-TNF a, 1ère biothérapie pour la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn
  • 1999: 1ers anti-inflammatoires anti-cox 2
  • 2000: Verteporfine, 1er traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge
  • 2001: 1er anti-cancéreux ciblé
  • 2003: la carte du génome humain est complétée
  • 2003: inhibiteurs de fusion contre le VIH
  • 2004: Anti-aromatases (cancers du sein hormonaux dépendants)
  • 2005: Premier anticorps monoclonal anti angiogénique (cancer colorectal)

  • 2006: Vaccin anticancéreux (contre le papillomavirus provoquant le cancer du col de l’utérus)

  • 2007: Inhibiteurs de protéines kinases (cancer du rein avancé)

  • 2008: Médicament ciblé contre le lymphome folliculaire (forme de leucémie)

  • 2009: Traitements spécifiques contre les maladies rares : déficit facteur XIII, déficit en fibrinogène, maladie de Fabry…

  • 2010: Vaccin contre 13 types de pneumocoques

  • 2011: Traitements ciblés contre l’hépatite C et le mélanome métastatique

  • 2012:

    – premier médicament ciblé contre le syndrome de Cushing,

    – première procédure diagnostique de la maladie d’Alzheimer,

    – premiers antidiabétiques d’une nouvelle classe, premiers antibiotiques également d’une nouvelle classe,

    – premier vaccin contre le méningocoque B pour les enfants à partir de l’âge de deux mois.

     – premier médicament contre la mucoviscidose, ciblant une mutation spécifique peu répandue.

  • 2013: les nouveaux médicaments se concentrent sur 11 aires thérapeutiques. Même tendance outre-Atlantique, le flux d’innovations ne se tarit pas avec  44 nouveaux médicaments autorisés.        

    • - En ligne avec les précédents bilans du progrès thérapeutique, les anticancéreux occupent toujours la première place avec 16 médicaments en Europe et 11 médicaments aux Etats-Unis, représentant la majorité des médicaments autorisés (entre le tiers en Europe et le quart aux Etats-Unis).
    • - L’infectiologie, avec 8 médicaments en Europe (dont 3 médicaments contre le VIH et 4 vaccins) et 7 aux Etats-Unis ainsi que les maladies du métabolisme, avec 7 médicaments contre le diabète en Europe et 4 aux Etats-Unis, arrivent respectivement en deuxième et troisième position, confirmant la vitalité de la recherche dans ces deux domaines thérapeutiques.

La vaccination :

Le terme de vaccination est un dérivé du latin vaccinae, c'est-à-dire « de la vache ». Il a été utilisé pour la première fois en 1880 par Pasteur sur la base des travaux de l'anglais Jenner, qui avait immunisé des patients contre la variole de la vache.

L'idée de protection contre une infection, apportée par l'infection elle-même est ancienne, puisque la vaccination était pratiquée en Turquie depuis des temps immémoriaux. Dès le XIe siècle, les Turcs "vaccinaient" contre la variole en prélevant des traces du contenu de pustule des cas modérés de variole et en les inoculant à des personnes saines. La pratique, quelque peu risquée, fut découverte par l'ambassadrice d'Angleterre à Constantinople, Lady Mary Wortley Montagu. Lady Montagu introduisit ce type d'immunisation en Grande-Bretagne en 1718. Le premier à pratiquer une vaccination à grande échelle contre la variole fut Jenner, en 1798.

En dépit de forts mouvements d'hostilité dus aux risques induits par l'inoculation d'une infection à un individu non malade, la vaccination jennérienne gagna du terrain; en 1800, elle fut introduite en France par le duc de la Rochefoucauld-Liancourt. En 1803, était créée la Royal Jennerian Society, qui assurait au public la vaccination gratuite.

Par la suite, l'idée de germe atténué a fait son chemin : on ne pouvait plus se permettre d'inoculer les germes même d'une maladie que l'on voulait éviter, sous peine de déclencher la maladie elle-même. Même si les connaissances du système immunitaire étaient limitées, on postula, à juste titre, que l'inoculation d'un germe atténué pouvait aider l'organisme à reconnaître un germe et à se défendre contre lui.

C'est ainsi que, lorsque Pasteur prépara le premier vaccin anti-bactérien dirigé contre l'anthrax, il utilisa des germes atténués. Pasteur utilisa la même technique de l'atténuation lors de l'élaboration du vaccin contre la rage. Le vaccin n'avait été expérimenté que sur des chiens quand, en 1885, on présente à Pasteur un enfant de 9 ans, Joseph Meister, qui avait été mordu par un chien enragé. Bien qu'il ne fut pas médecin, Pasteur accepta le défi qui lui était imposé : il expérimenta le vaccin sur l'enfant avec le succès que l'on connait. La vaccination moderne était née.

Sources :  « Biotechnologie et médicaments du futur », Pierre TAMBOURIN, Directeur Général de Genopole® : http://www.genopole.org/media/pdf/fr/comprendre/060606-medicaments-futur-PT.pdf,  www.universalis.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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